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The Curse of Sales

The Curse of Sales
Gomo
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Comme on adoooore Max: The Curse of Brotherhood, la BD d'aujourd'hui est accompagnée d'un bonus :

Max 2: The Curse of Sales
La suite de Max déjà en préparation
Pierre
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La Xbox et le Japon ça a toujours été une histoire très compliquée. D’ailleurs comme tout le monde aime les histoires compliquées, c’est le sujet qu’a choisi Sofia Coppola pour son film avec Bill Murray dans le rôle de la Xbox, trop grand, trop américain, qui ne parle pas la langue, qui est objet de moqueries et qui pourtant se retrouve sur des affiches et des bus alors même que les gens qui lui font des courbettes se fichent pas mal de lui.

Bon c’est pas tout à fait vrai, mais ça aurait pu vu comment la double incompréhension Xbox/Japon, Japon/Xbox est au cœur d’une aberration financière qui dure depuis douze ans mais peut-être plus pour très longtemps.
À l’origine, la Xbox c’est une bande de gamers chez Microsoft qui font un mémo (ouais à l’époque on faisait des mémos, pour pouvoir aller voir ses collègues et balancer un petit “t’as lu mon mémo ?”) au management pour expliquer que les Japonais de chez Sony préparent une Playstation 2 dont les performances annoncées pourraient empiéter sur les plates-bandes du jeu PC et par extension de Microsoft et que pour leur damer le pion le plus simple serait de faire sa propre console de jeu.

Sauf qu’à l’époque si Sony était le roi c’est aussi parce que le Japon règne sur les jeux vidéo. Et pour être crédible dans le monde du jeu, il faut avoir des jeux japonais. Et pour avoir des jeux japonais il faut sortir sa console au Japon. CQFD.
Et notez qu’au début ça partait bien, il y avait du jeu japonais en exclusivité (enfin un : Dead or Alive), la console a été lancée un mois avant l’Europe et même la manette (largement critiquée) avait été revue et corrigée dans une version qui allait devenir la manette officielle partout dans le monde et le modèle du pad 360.

Tout va bien du coup, Microsoft avait vraiment compris le marché japonais ? Et bien pas du tout. Parce que Microsoft avait complètement sous-estimé la tendance au protectionnisme du consommateur nippon lambda qui ne voit pas de bonne raison d’acheter un produit étranger si un produit local équivalent existe.

La suite on la connaît; malgré les baisses de prix agressives, les exclusivités, les jeux développés par et pour les Japonais, la console ne connaîtra jamais le succès avec des ventes qui se font allègrement piétiner par la Wonderswan ou la PSone.

En 2005 et après seulement 2 millions de consoles vendues au Japon en trois ans sur le marché, on pensait l’histoire entendue pour la Xbox 360. Mais non, Microsoft persiste et signe en lançant sa deuxième console avec pertes et fracas. Surtout des pertes en fait, puisque la console fera encore moins bien que la Xbox originale avec environ un million et demi d'unités vendues en six ans.

Du coup aujourd’hui, je me demande un peu pourquoi les gens ont l’air surpris en voyant les ventes ras de pâquerettes de la Xbox One qui a sans doute encore moins d’arguments auprès des Japonais que les deux précédentes consoles réunies.
C’est face aux moins de 40 000 ventes depuis septembre, que Takjashi Sensui, directeur Xbox Japon a décidé de rendre son tablier et son poste et d’admettre la défaite.

Ce que je me demande alors réellement, c’est quels chiffres de vente étaient attendus par Microsoft ? Comme la Xbox 360 ? Mieux ?
Sortant un an après le reste du monde, avec une taille gigantesque qui avait déjà coûté cher à la première Xbox, avec D4 en unique exclusivité Japonaise, face à une PS4 en bien meilleure forme un peu partout ailleurs et surtout face à l’écroulement global des ventes de consoles de jeu dans un pays qui ne vit que par et pour les téléphones portables, je trouve déjà pas mal d’avoir réussi à vendre 40 000 unités.

Enfin, tout n’est pas perdu pour autant puisque ce mois-ci au Japon, c’est Max & The Curse of Brotherhood qui revient en Games with Gold (par forfait de Worms Battlegrounds) après déjà deux mois passés à truster la position de jeu gratuit dans le reste du monde. Après tout ça ressemble beaucoup à un jeu Wii alors qui sait...

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