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Les losers

Les losers
Pierre
1 commentaire
Nintendo a presque constamment connu des hauts et des bas. Pour chaque chute, une idée de génie, pour chaque coup dur, une renaissance sortie de nulle part.

Nintendo a survécu à la crise de 83, à l’écran couleur de la Gamegear, au lecteur CD de la Playstation, au désamour pour la Gamecube, au deuxième stick de la Vita, à l’ère de la HD et maintenant aux 20 millions de PS4 vendues en un an.

Souvent en retard techniquement, complètement déconnecté des attentes des fans sur la plupart de ses licences, radin comme pas permis, absent sur l’Internet, Nintendo semble réfléchir à l’encontre du marché tel que toutes les autres boites le conçoivent.

Et c’est sans aucun doute ça qui lui permet de rebondir sur des idées complètement bizarres qui font un malheur.

Les Amiibos ne sont pas un éclat de génie de la veine d’un Pokémon, d’un Zelda, ou d’un Smash Bros. Il ne s’agit pas d’un nouveau standard que le reste de l’industrie reprendra à son compte comme les sticks analogiques ou les quatre ports manette de série. Il ne s’agit même pas d’une mode en avance comme le motion gaming ou les light guns.

Quatre ans après la sortie de Skylanders, deux ans après Disney Infinity, le mouvement ressemble plus à une tentative de récupérer une part du gros gâteau initié par Activision.

Opération ultra juteuse si l’on en crois les ventes et délire irrationnel de la part des fans qui ont acheté des produits dérivés plus ou moins officiels depuis des années et qui ont enfin de quoi mettre en adéquation l’achat de figurines et leurs jeux avec des fonctions déblocables plus ou moins intéressantes (spoil alert : plutôt moins que plus).

Je veux dire : le monde a eu l’air de s’arrêter sur la qualité médiocre des figurines réelles comparées aux modèles initialement annoncés. Puis des choses bien plus étranges ont commencé à apparaître comme des amiibos hackeurs de métros Russes et bien évidemment un quota assez hallucinant d’amiibos customisés comme à la grande époque des figurines Star Wars Kenner découpées au cutter et modifiées au miliput.

Et en fin de compte la fièvre de la rareté lors de l’annonce de l’arrêt de production de certains modèles.
Un de mes collègues pourtant très équilibré au demeurant m’a fait un peu froid dans le dos en stockant bien au chaud derrière son bureau une dizaine de figurines de l'entraîneur WiiFit : “Mec, t’imagines pas la valeur que ça va prendre ça !”

Si, j’imagine assez, mais la vraie valeur, elle est chez Nintendo qui fait bien plus que de rentabiliser le lecteur NFC de son gamepad. C’est tout un océan de possibles qui s’ouvre pour la marque qui compte plus de personnages emblématiques qu’aucune autre boite de jeu au monde (ça ressemble à quoi un héros de call of duty en figurine ?).

J’attends avec impatience la seconde bulle spéculative sur les amiibos avec la sortie du prochain Pokémon Wii U. Au dernier recensement il y avait quand même plus de 700 de ces petites saloperies soit plus de deux fois le nombre de Skylanders.

Et à mon avis la seule chose que Nintendo attend pour tous les produire en figurines hors de prix, c’est les résultats des calculs de leur comptable en chef qui cherche à savoir si la manne pourra s’épuiser un jour.

Commentaires

  • FulRoro |
    Eheh bonne idée d'introduire le gibbon comme nouveau perso.