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Théorie des cyclistes

Théorie des cyclistes
Pierre
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C'est pas très drole ce qui est en train de se passer autour de Devil's Third.
Dans un élan d'honnêteté vaguement suicidaire, Nintendo Europe a décidé d'envoyer une version preview du jeu aux différents magazines spécialisés et s'est récupéré un accueil pour le moins froid pour la saison.
Videogamer n'ayant pas hésité à placer le jeu dans les pires titres jamais publiés par Nintendo tout en se demandant s'il est suffisamment mauvais pour en devenir drôle.

De son côté,Valhalla Game Studios permettra au moins aux gens de ne pas dépenser un rond pour répondre à cette question puisque la version PC de leur jeu sera un bon vieux Free-to-Play des familles. Pas sûr que les curieux de passage venus se moquer un bon coup se transforment en utilisateurs actifs capables de passer en boutique, mais le pari a au moins le mérite d'être un poil plus honnête.

Un peu plus finaude, l'équipe de Nintendo US a carrément décidé d'annuler la sortie du jeu au pays de Michael Bay. Pas d’inquiétude pour les Américains en mal de TPS mous du genou puisque Valhalla, pourrait s'occuper eux-même de l'édition sur WiiU.

Pour ma part, j'ai eu l'immense chance de tester le jeu en version PC pour découvrir un moteur à bout de souffle affichant péniblement des maps ridiculement petites et complètement statiques. Les contrôles sont insupportables avec un système de cover qui semble avoir oublié 10 ans de Gears of War et des sensations de shoot/swordfight quelque part entre un TenchuZ aux avec un chrono et un Warframe léthargique.

Mais le plus gros problème du jeu vient paradoxalement de sa direction artistique que Gameone aurait pu qualifier de "japonaise en diable" il y a 15 ans de ça et qui, telle une otarie bourrée à la bière, rate de peu le statut de folie déjantée emblématique pour se vautrer dans la marre des navrantes productions au cul entre deux chaises.

Une tête de chat par-ci, un mode capture de banane par-là, des éléments débilo-kawaï dans une mer de grisaille khallofienne et des pecs tatoués au milieu des kevlars.

Une tuile quand on sait que le développement du jeu a commencé en 2009 après la sortie de Ninja Gaiden 2, originellement sous bannière THQ avant d'être récupéré par Nintendo. Et si l'annonce d'un Ninja Gaiden meets Call of Duty a pu alors appâter quelques exécutifs en manque de concepts fumeux, il semble que le château de carte s'écroule aujourd'hui sur Tomonobu Itagaki, un designer rockstar comme on n'en fait plus qui répond aux critiques dégueulasses de son jeu par une remise en question pure et simple de leurs crédibilité de gamers, quand il ne s'en prend pas directement à la mablette WiiU, incapable selon lui de faire ressentir la quintessence du gameplay, rien que ça.
Au point qu'on se demande si son travail avait encore une quelconque influence sur l'équipe de la Team Ninja, au delà de choix de quelques choix de design discutables.

Enfin, on s'en fait pas trop pour le bonhomme, même si Devil Third's devait être le plantage magistral qu'il mérite, Itagaki peut toujours lancer un petit Kickstarter en promettant des fights, des sabres et des boobs, ça devrait lui payer la retraite.

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