> 300 planches et pas de fausse hanche

Pneumanie II

Pneumanie II
Pierre
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The Witness est déjà sorti, après seulement sept ans de développement, il est là tout chaud sur PC et PS4, en route pour les horizons vert d’iOS plus tard dans l’année.
C’est visiblement un succès d’estime autant qu’un succès commercial et Jonathan Blow peut donc retourner pour une décennie de développement et de sniping sauvage sur twitter.

Moi j’hésite.
J’hésite pour deux raisons. La première c’est que j’ai appris à me méfier de l’engouement un peu trop unanimes pour les jeux indés arty. La seconde c’est que ce que j’en ai vu m’a rappelé des souvenirs bien trop douloureux de tous ces satanés first person puzzlers qui semblent s’insinuer sans fin dans ma liste de jeux steam.

Pour le reste des joueurs radins en revanche ce qui semble le facteur principal de démotivation reste le prix du jeu. Il coute 40€. Argh horreur. QUARANTE EUROS POUR UN JEU INDÉ. Deal with it.
On retombe dans les bons vieux travers de la valeur perçue et de la valeur réelle et il semble plus que jamais clair qu’une certaine frange des joueurs (que je suspecte majoritaire) n’a aucune rationalité quant au prix qu’elle espère payer les jeux.
Etonnamment, ces voix qui s’élèvent contre un tel prix ou doute par avance que le contenu puisse valoir un tel coût ne semblent plus du tout chercher l’argument de la durée de vie qui arrive d’habitude à la rescousse des amateurs des petits calculs du meilleur ratio prix de l’heure de jeu.

Avec pourtant 80 à 100h de gameplay annoncé par les organisateurs et environ la moitié selon la police le jeu serait en mesure de proposer un quota de puzzles propre à concurrencer les meilleurs almanachs de sudokus chez le buraliste local.

Il faut croire que dans le cas présent la durée de vie peut en fait jouer contre le jeu.
C’est du moins ce que le cas de Firewatch semble indiquer puisque visiblement une partie des joueurs se sent flouée par la courte durée de vie (2-5h) et décide d’avoir recours au système de remboursement de Steam après avoir fini l’aventure.

L’idée est tellement populaire qu’il existe des sujets de conversation entier sur le pour et le contre de demander un remboursement. Au point que les développeurs du jeu entrent directement dans l'arène pour tenter de convaincre les joueurs de peut-être y réfléchir à deux fois avant de cliquer sur le bouton magique.

Du coup est-ce que Firewatch s’est vendu deux fois plus que the Witness parce qu’il est deux fois moins cher ou parce qu’il est deux fois plus facile à se faire rembourser ?

Une question que Microsoft n’aura pas besoin de se poser sur Quantum Break, quel que soit son nombre d’heures de jeu, puisque les joueurs semblent d’ores et déjà mécontents de recevoir gratuitement la version windows 10 du jeu en précommandant la version Xbox One et annoncent l’annulation de leurs précommandes.

Ouip. Moi non plus je ne suis pas sûr de comprendre ce qui se passe si ce n’est un petit troll en règle.

En revanche je me demande ce que pouvaient bien faire les développeurs de jeu sur leur temps libre avant que l’internet ne leur propose d’être confronté au pire de ce que l’humanité a à offrir. Phil Fish était peut être plus malin qu'on ne le pense.

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