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Erreur dans le message

Erreur dans le message
Pierre
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Il y a quelques mois, l’un des membres de l’équipe fondatrice derrière la première Xbox (oui un de ces horribles personnages qui ont jugé chouette de faire une console en noir et vert toxique) versait sa bile sur les messages de la Xbox 360, les qualifiant de stupides.

Espérons que ce monsieur ne puisse pas toucher à une Xbox One, tant les causes d’erreurs probables sont aussi diverses que variées. De la non disponibilité pure et simple du service à l'incapacité à se connecter à Xbox Live en passant par les divers problèmes de FAI, de connexion internet, de panne des serveurs Microsoft, d'ouverture de NAT, de marché d'origine, de compte corrompu et j'en passe et des meilleures. Il n'y a qu'à piocher et je prédis d'ores et déjà quelques migraines aux agents du support qui devront expliquer à madame Michu pourquoi Plus Belle la Vie ne fonctionne plus.

Ceci-dit, si la comparaison semble jouer nettement en la faveur de la Playstation 4, j'aimerais jouer l'avocat du diable quelques secondes et revenir sur ce que proposent les constructeurs.

Ce que Nintendo a vu c'est une explosion du jeu sur surfaces tactiles. Mais au lieu de comprendre le mouvement du marché vers des plateformes mobiles affranchies du salon, les Japonais n'ont vu qu'une vulgaire technologie qu'ils se sont empressé de réutiliser. C'est assez joli en pratique mais loin de drainer les foules si l'on en croit la faiblesse des ventes.

Ce que Microsoft a vu, c'est l'opportunité de créer une unité de services et de loisirs, d'offrir la plateforme multimédia concentrique fantasmée depuis 10 ans, qui peut offrir Jeu vidéo comme télévision, comme services web, messagerie instantanée, conférence, navigation web, Youtube, VOD, musique à la demande, et de rassembler tout cela dans une machine unique, interface utilisateur/serveur facile répondant à la voix et au geste dans un rêve Dickien.

Ce que Sony a vu c'est l'opportunité d'offrir aux gamers purs et durs, ce qu'ils veulent avec de la puissance augmentée et un zeste de réseaux sociaux. Rien de plus, rien de moins.

Et autant il est difficile d'accepter les nouvelles restrictions imposées par Microsoft (connexion permanente requise, absence de prêt ou de revente...), autant il semble clair que les Américains sont les seuls à avoir une vision de ce que la nouvelle génération doit être et de ce que les normes de 2013 permettent.
Proposer un futur où tous les loisirs numériques sont accessibles en un mot, où la technologie arrive à la rescousse des petits tracas du quotidien (Tu joues sur la console d'un ami ? Tes jeux t'attendent déjà. Tu veux jouer en ligne à un jeu désert ? Le matchmaking tourne pendant que tu fais autre chose), et où l'ubiquité d'internet est au service des utilisateurs qui s'affranchissent de bien physique (Tu as perdu ton DVD ? Tes jeux sont dans le cloud.), je pense qu'on a là quelques très jolies pièces d'un futur numérique.

Alors évidemment, dans le cas de la xbox one, c'est effectué avec autant de grâce qu'un hippopotame qui danse un tango à grands coups de démentis, de deal with it, de je ne sais pas et de si vous n'êtes pas content c'est pareil.

Mais cela n'empêche en rien au projet, un brin avant-gardiste de tenter une nouvelle approche qui pourrait bien nous surprendre au cours des dix prochaines années. Et ce, quoi qu'en disent une armée de hardcore gamer applaudissant à tout rompre un statu quo désarmant de naïveté.

Update : Il est désormais officiel que la politique de DRM et de connexion permanente de Microsoft est abandonnée sur Xbox One. Et avec elle certaines des fonctionnalités les plus funs et audacieuses comme le jeu sans disque (et donc la possibilité de passer d'un jeu à l'autre instantanément), ou la bibliothèque de jeux partagée avec les membres de sa famille et même la cession de jeux numériques. C'est forcément décevant, mais cela donne un cadre intéressant pour toutes les futures modifications de plateformes de jeu : Quelles que soient les nouveautés, innovations, idées et services proposés, la liberté du consommateur reste un enjeu majeur à même d'orienter un produit aussi massif que le produit phare de la plus grosse entreprise d'informatique au monde.
Et pendant ce temps là Steam observe, Steam regarde et Steam se prépare à partager ses bibliothèques de jeux.

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