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La Malédiction

La Malédiction
Pierre
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La blague démarre la plupart de mes discussions au sujet des jeux de rallye : t’as déjà remarqué comme tous les grands qui mettent leur nom sur un jeu de rallye partent trop tôt comme Colin McRae, Richard Burns ou SEGA…
Un mauvais gout de rigueur quand on connait l’état actuel du marché du jeu de course dans la boue. Dès l’apparition des jeux de course 3D SEGA a sauté sur la brèche pour imposer un Sega Rally ultra arcade qui se présentait en négatif du trop propre sur lui Gran Turismo chez Sony. Quatre pistes, trois bagnoles, sans doute pas assez pour convaincre les gens qui ne rêvaient que de dépenser 50 crédits virtuels pour passer leurs voitures au car-wash dans GT.

Au milieu des années 2000, quand Sega Rally est devenu prématurément has been, quand les gens qui avaient fait V-Rally ont décidé de se concentrer sur du Test Drive, quand Richard Burns avait fait long feu et que Dice avait oublié jusqu’à l’existence de Rallisport pour se concentrer sur du Battlefield à tous les étages, il restait Colin McRae, dernier bastion du rallye vaguement simu made in Britain.
Le gameplay était un peu étrange avec ses fameuses bagnoles sur axe, la précision de Burns n’était clairement pas là et le jeu était de toute évidence optimisée pour la PlayStation et son pad, mais au moins on avait un truc solide.

Puis les fans du genre ont dû se raréfier, les ventes ont paradoxalement dû décliner avec la compétition et Codemasters s’est senti obligé de booster le sex-appeal du bon Colin auprès des teenagers en claquant Dirt, et surtout Dirt 2, une version jeu de sept familles du rallye qui tentait étrangement de dépoussiérer le format championnat de spéciales en l’entourant de courses de buggies, rallycross, trucks et autres saloperies qui mèneront aux absurdes galipettes de Gymkhana sans pour autant renouer avec le succès.

Et pendant que la course sur piste se réinventait avec du sang neuf dans la simu de Forza à Project Cars en passant par Asseto Corsa, le rallye restait une course de culs de jatte coincé entre les WRC de Milestone studio à licence officielle mais à physique dégueulasse et Dirt qui devenait de plus en plus une parodie MTV du genre. On a bien eu un petit SpinTires des familles qui ravivait la flamme dans le cœur des passionnés de boue et les aficionados du treuil, mais rien de très palpitant dans les faits.

Du coup c’est avec joie qu’on accueille le retour à la simulation de ce qu’il reste de Codies avec Dirt Rally, finalement sorti de sa phase d’Early Access et bientôt porté sur console grâce à Koch Media qui récupère donc bien tout ce qu’il peut.
Une réorientation qui a fait des émules si l’on en croit Bigben qui n’était pas peu fier d’avoir confié le nouveau WRC aux parisiens de Kylotonn, pendant que les milanais de Milestones éjectés du baquet se sont rabattus sur la licence et l’argent de Sebastien Loeb pour sortir leur SLRally Evo cette année. Les deux se réclamant évidemment plus purs que purs et prêts à en découdre avec les british sur leur terrain de prédilection.

Tout va pour le mieux au pays des fans d’épingles à cheveux ? Pas tout à fait.
WRC5 malgré son nouveau développeur déjà prêt à s’attaquer à Flatout, n’a soulevé qu’un enthousiasme très modéré du côté de la presse, Dirt Rally pourtant introduit à 15 balles et déjà bradé à plusieurs reprises n’a trouvé que 250 000 preneurs sur Steam et quant à SLRally, il semble oublier qu’avant d’être un monument dressé à la gloire de l’Alsacien, le jeu est censé être fun et jouable.

Enfin j’imagine que ça n’a pas beaucoup d’importance, après tout un jeu de rallye, c’est un jeu de rallye et ils sont tout interchangeable, non ?

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