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Le nombre d'or

Le nombre d'or
Pierre
4 commentaires
Les exclusivités, c'est tout ce qu'il nous reste pour émuler un semblant de stratégie d'édition et ne pas réduire l'affrontement des constructerus à de nouveaux moyens de regarder Netflix.
Étrangement c'est aussi un terrain sur lequel ni Sony, ni Microsoft ne semblent prompts à s'engager : on s'évite, on se fait des courbettes, et on échappe au frontal autant que faire se peut.

C'est le cas des simulateurs de course cette année avec dans un coin Forza Motorsport 5 qui mise tout sur le look pour en mettre plein la vue, et en face Gran Turismo 6 qui troque les visuels ronflants pour un contenu imbattable.
L'un marque le début d'une génération de console avec tous ses promesses (Graphismes éblouissants, 60FPS solide, jeu en ligne aidé du cloud…) et tous ses symptômes (abondance de DLC, d'achats in-game, finition bâclée…), l'autre se veut chant du cygne de la génération actuelle reposant sur les acquis des précédents GT en ajoutant du contenu à en faire péter le bluray mais limitant les innovations à quelques améliorations de physique impossible à ressentir avant quelques centaines d'heures de jeu.

Deux écoles, deux philosophies et une constante : des journalistes qui râlent.

Dans le cas de Forza, les grands reporters du jeu vidéo se sont vite lancés dans une croisade contre le "manque" de contenu. 200 voitures uniquement ? Un nombre largement accepté comme une honte pour un simulateur. Personne n'a osé émettre l'idée que même en ne jouant qu'une demie heure avec chaque voiture cela donne quand même une durée de vie de 100h et qu'il est quand même sacrément probable que 99% des joueurs ne verront pas tous les cockpits. Après tout si Forza 4 avait 400 voitures et Forza 5 200, ça fait un jeu deux fois moins bon, non ?

Dans le cas GT6, les mêmes grands reporters font face à plus de 1200 véhicules. Une aubaine pour les fans de statistiques, pas vrai ? Raté ! Cette fois le jeu est dénoncé pour son contenu superflu et moqué pour vouloir aligner 101 Mazda dans le line-up.

Le fait est que les journalistes n'ont absolument rien à dire sur des jeux comme Forza ou GT. Il s'agit de simulations existant depuis des dizaines d'années avec leurs jouabilités propres, avec leurs modèles de physique propres, avec leurs IAs propres. Réaliser un test de ces jeux équivaut à tester le métro Parisien ou le S-bahn Berlinois. Ce n'est pas tant une question de qualité, de durée de vie ou de contenu que de cible visée.
Quiconque aime les simulateurs de course achètera l'un de ces titres selon la machine dont il dispose et aucun nombre de voiture, aucune fonction de cloud, aucun club de mazda ne changera fondamentalement la donne.

Le test de The Escapist est à ce compte à la fois appréciable pour son honnêteté et viscéralement méprisable pour sa vacuité. Il commence par la confession de l'auteur qui reconnait ne pas être fan de simulateurs automobiles et se conclut par une découverte formidable : quiconque aime les simulateurs automobiles appréciera le jeu.

Alors sans doute qu'il y a tous les ans de nouveaux joueurs qui ne connaissent ni Forza, ni GT et qui se demandent très honnêtement quelle console acheter pour profiter du meilleur simulateur. Ou peut-être ne suis-je qu'un aigri complet et que ces tests apportent effectivement une aide inestimable pour les consommateurs.
Mais je soupçonne quand même tout ce petit monde de tourner sacrément en rond et de n'avoir pas beaucoup d'idée pour traiter le jeu en dehors de ses petites cases news-previews-reviews établies.

Dit le mec qui écrit sur les gens qui n'ont rien à écrire.

Commentaires

  • fleau scourge |
    Et que fais-tu des gens qui lisent ceux qui écrivent sur les gens qui n'ont rien à écrire ? ^^
  • BH |
    Eux sont irrécupérables.
  • Vincent |
    Je viens ici pour lire des analyses, je ne suis jamais déçu. Ça pourrait être des analyses du vide stellaire que j'y viendrais quand même (à condition que ce soit le vide stellaire d'un jeu vidéo, évidemment).
  • Gomo |
    Heureusement que tu ne viens pas ici pour mâcher du chewing gum et botter des fesses.
    Parce qu'on a plus de chewing gum.