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Quiproquo

Quiproquo
Pierre
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On sait que la semaine est pauvre en actualité quand les courses-poursuites de lamas font la une de la presse.
Et on sait que la semaine est pauvre en actualité jeux vidéo quand la presse tente de déduire tout un tas de trucs d’une non-déclaration d’un chef quelconque.

Aujourd’hui donc dans le registre brassons de l’air, c’était le Président de Sony Computer Europe à qui l’on a prêté un peu prématurément l’annonce de l’annulation de DriveClub PS+. Dans les faits, pris au débotté, le monsieur a uniquement dit qu’il préférait ne pas s’engager, ce qui est la version politiquement correcte de “j’en ai pas la moindre idée, je finissais un sudoku pendant la discussion à ce sujet au dernier meeting et j’ai pas envie de me faire taper sur les doigts en balançant la confirmation de quelque chose qui peut tout aussi bien être annulé demain”.

Évidemment, le lendemain l’équipe PR a bricolé un petit communiqué tout à fait officiel, tout à fait approuvé et tout à fait inintéressant pour les joueurs qui attendraient toujours la version démo ++ du jeu.
En gros malgré presque six mois d’opérations live, il n’est toujours pas clair pour les admins réseaux de Sony combien de serveurs supplémentaires seraient nécessaires à la structure pour accueillir les joueurs PS+ et que donc, enfin, bah, c’est à dire qu’il n’y a toujours pas de date.
Mais tout le monde travail très dur et très fort alors ça ne devrait plus prendre trop de temps.

C’est d’autant plus dommage que le jeu commence à devenir tout à fait fréquentable après ses patchs et ses DLC gratuits et outre énerver les acheteurs Day-1 et bouffer de la ressources réseau, cette version d’essai pourrait largement ouvrir l’appétit des joueurs et s’imposer comme l’IP de course phare de la PlayStation pour reprendre le flambeau d’un Gran Turismo littéralement en bout de course dans son pays d’origine.


Toujours dans le thème de la course, Microsoft de son côté se garde bien de brûler sa cartouche Forza 6 trop tôt (en tout cas pas plus tôt que l’E3) et exploite encore un peu Forza Horizon avec un curieux DLC basé sur Furious 7.
Oui, c’est complètement n’importe quoi.
Oui Forza, même en mode clubbing italien, c’est de la retenue, une ambiance feutrée et de la trajectoire à travailler un minimum, soit pas grand chose à voir avec l'exubérance revendiquée et la course aux scènes tape à l'œil d’un film Fast &Furious qui de toute manière dérive depuis bien longtemps loin des courses pour se rapprocher des côtes nettement plus fertiles du film de braquage.

Mais au delà de l'aberration du deal en lui-même, ça prouve que quelqu’un, quelque part dans une major ciné s’est penché sur ce qui se fait de bien en matière de jeux bagnoles et a préféré y greffer son film plutôt que d’imposer sa marque à trois développeurs asthmatiques chargés de torcher un jeu à la con pour la sortie en salles.

Ça ferait étrangement avec Riddick la deuxième fois que l’adaptation d’un film de Vin Diesel évolue en jeu respectable. Comme quoi, il ne faut jamais jurer de rien.

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