> Le Blog BD qui ne bénéficie pas de crédit d'impôt canadien

La théorie des achievements

La théorie des achievements
Pierre
2 commentaires
Oh que oui on est accro aux chievos, merveilleuse réinvention de l’inutile et donc du capital, le petit badge, la petite icône, le petit score qui va montrer aux yeux curieux ce dont on était secrètement fiers autrefois.

Les chievos ont commencé comme une innocente manière de comparer les résultats des joueurs solo et ont été mis de côté par la plupart des premiers titres qui les distribuaient comme des bonbons. Puis après un succès (haha.) immédiat, les développeurs ont bien compris qu’il y avait beaucoup à faire.

D'abord à mettre l’accent sur les quêtes annexes histoire de toujours forcer la sacro-sainte durée de vie.
Ensuite à pousser quelques petits défis bien ardus.
Plus rigolos, ils permettent de lancer des petites piques à la concurrence ou de faire de l’humour.
Plus fourbes ils tentent de légitimer des collectibles idiots.
Et vraiment pénibles, ils poussent les utilisateurs mordus vers des serveurs multijoueurs désespérément vides autrement.

Mais je pense au final que les achievements vont bien au delà de tout ça. Ils ont complètement éclaté les limites de cadre de création, disponibles partout, sur toutes les machines, sur tous les jeux. Ils font partie intégrante de la dynamique de gameplay avec mention claire, rappel des objectifs à accomplir, petite barre de progression pendant la partie et même intégration système pour la xbox one.

Ils ne sont plus anodins, ils sont le petit espace de liberté des devs teams qui ne peuvent plus mettre d’easter eggs, sans en fournir une liste exhaustive au PEGI.
Ils ne devraient dès lors pas être totalement détachés du reste du jeu quand il est évalué.

Dis-moi quels chievos tu offres, je te dirais quel jeu tu es.
Et tout de suite les jeux qui tentent de péter plus haut que leur cul se font prendre la main dans le sac à mettre en place des chievos bas du front, ou des jeux sérieux à démonter leurs propres plots.

Essayez vous-même de jeter un coup d'œil. L’analyse est plutôt simple : si le jeu comporte une tera chiée d'achievements à 0 points, des achievements pour perdre ou des achievements à 1 point pour terminer le jeu au niveau de difficulté le plus élevé, alors il s’agit de toute évidence d’un jeu japonais.

Si le jeu débloque tous ses cookies en moins d’une demie heure de jeu, alors il est clairement question d’un jeu bien pourri sur lequel les développeurs ont pensé à un dernier coup d’éclat pour lui donner un semblant d’intérêt ne serait-ce que de la part des journalistes (true story).

Si vous voulez crier au monde votre détresse après avoir débloqué des points impairs, vous pouvez toujours aller pleurer sur les sujets de discussions des obsessionnels compulsifs qui en veulent sacrément aux développeurs souffrant de symétrie.

Enfin si vous avez débloqués les succès “Roi des excréments”, “Libertin” et “two cups, one girl”, il est peut être temps de contacter quelqu'un.

Commentaires

  • Vil |
    Fable II, Libertin : "Vous avez couché avec plus d'une personne et ... c'est pas pour rien qu'on a masqué la scène !".

    Hum, que dois-je comprendre ?

    Ça serait marrant de deviner un jeu à ces achievements !
  • Gomo |
    Ah bah ça représente bien le jeu !

    Fable 2 et 3 sont plus axés sur les grosses blagues et les délires avec les PNJ que les quêtes sérieuses pour vaincre le mal.